CARTE D’IDENTITE DU SUD-OUEST

Appellations principales : fronton, cahors, gaillac, madiran, pacherenc-du-vic-bilh, côtes-de-gascogne, jurançon, bergerac, montravel, monbazillac, buzet, marcillac, brulhois, etc.
30 Appellations d’Origine Contrôlée (AOC-AOP) et 13 Indication Géographique Protégée (IGP)
Sous-régions : Ariège, Aveyron, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Tarn et Tarn-et-Garonne
Climat : océanique à l'ouest, climat des Pyrénées au sud et méditerranéen à l'est du vignoble
Sols : argilo-calcaires, de boulbènes, de galets, d´argiles, de sables-fauves et de calcaires gréseux.
Le vignoble : 57 500 hectares classés en AOC-AOP
Cépages rouges : Merlot, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Malbec, Negrette, Tannat et Duras
Cépages blancs : Colombard, Mauzac, Manseng et Len de l’El
Production : 4 570 000  d'hectolitres par an


Parler du Sud-Ouest c'est avant tout évoquer un terroir unique, un climat et des paysages exceptionnels. Vignes, montagnes, fleuves, bastides et châteaux, au fil des siècles, ont façonné l'histoire et les paysages du Sud-Ouest et contribué à la richesse de son patrimoine.

Des rives de la Garonne à la Vallée du Lot, en passant par le Pays Basque, les Pyrénées et la Gascogne, jusqu'aux portes de Toulouse, le vignoble du Sud-Ouest offre une formidable palette de terroirs et de vins. Les rivières (le Lot, le Tarn et la Dordogne) et le fleuve Garonne influencent aussi la croissance de la vigne et scellent les caractères aromatiques et gustatifs des vins.


LES SOLS


La composition des sols varie en fonction des différents terroirs, qui contribuent à la typicité des vins du Sud-ouest. Le vignoble du Sud Ouest est composé de neuf vignobles, chacun possédant sa propre typicité. Il ne serait donc pas réaliste de dresser un terroir commun à tous le vignoble du Sud Ouest même si le bassin Aquitain est essentiellement formé d’argile, de sable et de calcaire.

1.    Terroir de Bergerac: Sables du Périgord, grèzes, argiles, calcaires, calcaires lacustres.
2.    Terroir de Marmande: calcaires à sol pauvres type rendzine (Duras), calcaires et terrasses alluviales (Marmande)
3.    Terroir d'Agen: argiles et calcaires (molasses de l’Armagnac), calcaires blancs et gris de l’agenais, molasse de l’agenais.
4.    Terroir de Cahors : Formation du Jurassique : Calcaires, galets siliceux, argiles rouges, alluvions du Lot, calcaires du Quercy blanc (Coteaux du Quercy)
5.    Terroir de Toulouse: graves, sables, limons, boulbènes caillouteuses et blanches.
6.    Terroir de l’Aveyron: Formations du Jurassique et Crétacé : calcaire des causses, argile rouge.
7.    Terroir de la Chalosse: Formations du Miocène : galets, argiles, sables fauves, calcaires gréseux et/ou molasse.
8.    Terroir de Béarn: Formations du Miocène : argiles, sables fauves, calcaires gréseux et/ou molasse.
9.    Terroir du Pays Basque : alluvions, argiles, argiles gréseuses et cailloux calcaires.


LES APPELLATIONS

LE CLIMAT

Le climat du Sus-Ouest est très contrasté. Au sud, les vignobles pyrénéens, implantés à proximité des gaves ou bien en altitude subissent une double influence climatique : la douceur et l'humidité de l'océan Atlantique et les rigueurs climatiques engendrées par la proximité de la chaîne pyrénéenne. Le cœur du Sud-Ouest (Gers, Tarn, Tarn et Garonne, Haute-Garonne et Ariège) situé à mi-chemin entre océan Atlantique et mer Méditerranée, connaît également une double influence climatique. Au nord, dans le Lot et l'Aveyron, le climat est plus continental, marqué par une sécheresse estivale.


LES CEPAGES

Les ceps de vigne sont ici en leur royaume. Leur diversité témoigne de ce confort d’acclimatation : 300 variétés de cépages sont référencées dans le Sud-Ouest, dont 120 cépages autochtones.

D’une part, le Sud-Ouest est reconnu pour être le berceau des cépages océaniques mondiaux: le Cabernet-Sauvignon, le Merlot et le Cabernet Franc. D’autre part, le Sud-Ouest présente une grande variété de cépages anciens (ou autochtones), dont certains se sont aujourd’hui largement mondialisés.

Les cépages rouges :
Ainsi, la Négrette, le Duras, le Tannat, le Malbec offrent des saveurs d’une grande originalité et préservent la personnalité marquée des vins rouges du Sud-Ouest.
Et d’autres : Cot ou Malbec, Duras, Fer Servadou, Gamay, Merlot, Prunelard, Syrah…
Les cépages blancs :
Les Colombard, Mauzac, Manseng et Len de l’El, quant à eux, contribuent à faire découvrir le potentiel aromatique insoupçonné des vins blancs secs et moelleux de la région.
Et d’autres : Arrufiac, Baroque, Chenin, Courbu Blanc & Petit courbu, Gros Manseng, Mauzac, Ondenc, Petit Manseng, Sauvignon Blanc…..

L’HISTOIRE

Antiquité : des Rutènes aux Romains – du 4ème av JC au 3ème ap JC

Le vignoble du sud-ouest est avec celui de Provence le plus ancien de France. En effet c’est dans la région de Gaillac, dans le Tarn que se trouve le berceau de la viticulture du Sud Ouest. Au 4ème avant notre ère cette région était occupée par les Rutènes et les Avernes dont Certains historiens pensent qu’ils savaient déjà faire du vin.  En revanche il est de plus en plus certain que les phocéens, les grecs, apportèrent de la vigne dans le sud est de Toulouse, dans la région du Laugarais avant la conquête romaine dans la région au 2ème av JC.
Les Romains héritiers des Grecs, intensifieront la culture et le commerce vinicole. En effet il est en de plus en plus accepté que le cépage mauzac serait le descendant du basilicae romain, de même que le duracina serait l’ancêtre du cépage duras. De part sa situation stratégique pour le commerce, le Tarn sera très tôt utilisé pour acheminer les barriques de la région de Gaillac ainsi que ceux de la Narbonnaise vers Bordeaux directement, puis vers les Iles Britanniques et la Bretagne. Avant que de consommer leur propre production, les antiques bordelais se sont formés le palais aux vins de Gaillac !

Moyen-Âge : remise en main du vignoble par les moines

Cette région comme toutes celles de la Gaulle, subirent la chute de l’Empire Romain ainsi que les invasions barbares. Les vignes furent détruites, le commerce fut complètement arrêté. Cependant, les Wisigoths stabilisèrent les régions pendant près de trois siècles. Comme partout en France le salut du vin Français passa par les moines ! Mais au 8ème siècle le commerce fut anéanti par les pillages des Vikings vers l’ouest, des Sarazins vers l’est et le vignoble du Sud-Ouest connu une période très difficile.

Le vignoble du Sud-Ouest se reconstitua petit à petit et connu une nouvelle phase de prospérité. Aux 11ème et 12ème siècles fleurissent un peu partout dans la région des abbayes, des Eglises, des monastères et des vignobles attenants à celles-ci: l’abbaye Saint Michel à Gaillac (972), le monastère de Saint Pé de Geyres (1022), le monastère bénédictin de Madiran (1030), l’Eglise de Fronton (1119).  Beaucoup des vignobles de l’Aquitaine se trouvent sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle. La renommée du Madiran ou du Jurançon se fit grâce aux pèlerins !


Cependant, les vins dus Sud-Ouest durent vite s’incliner devant la domination du port de Bordeaux. Le 18 mai 1152, le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et Henri II d'Angleterre, ouvrit le marché de Gaillac et de Bordeaux à l’Angleterre. Commence alors à se développer un marché florissant du vin à partir du port de Bordeaux. Les Vins du Sud-Ouest bénéficient d’un commerce prospère jusqu’en 1241, date à laquelle les viticulteurs bordelais obtiennent du roi Henri III d'Angleterre le privilège bordelais, interdisant aux vins du haut-pays d'entrer dans le port de Bordeaux avant la Noël. Ces importants privilèges fiscaux et douaniers permettent aux vins bordelais d’obtenir la primeur auprès des clients et de s’approprier des marchés que les viticulteurs du haut-pays avaient pu développer pour leur propre exportation. Seuls les vins de Bergerac passèrent à travers puisque directement embarqués à Libourne.

Bordeaux enclenche alors une progression vers un processus de production plus moderne et de qualité (drainage et amélioration de ses abords marécageux, barriques en chêne neuves et usage de la bouteille en verre et du bouchon en liège).

Renaissance

Les 15ème et 16ème siècles sont marqués par l’apparition à Bergerac des vins blancs secs, dont Rabelais et Montaigne firent plus tard l’éloge. Mais aussi par le vin de Jurançon qu’Henri IV imposa comme vin de cérémonies à la cour. En 1579, la Hollande gagna son indépendance et va commença son expansion commerciale qui atteignit son apogée au 17ème. Or les hollandais étaient très friands des blancs et des moelleux. En 1599, Henri IV fit venir des ingénieurs hollandais pour assécher les zones marécageuses du royaume. Les vignerons comprirent vite l’intérêt qu’ils avaient à faciliter et à promouvoir le commerce de leurs vins vers la Hollande. Ainsi sachant que les hollandais raffolaient des eaux de vie ils se mirent à en produire sur des terrains et avec des cépages produisant des vins blancs secs plutôt acides (comme le picpoul). C’est la naissance de l’Armagnac !  
Période contemporaine

En 1776, Louis XVI mit fin au privilège bordelais. Cependant, le vignoble du Sud-Ouest n'en profita pas longtemps, les bouleversements causés par la Révolution et la naissance de l'Empire ralentissant considérablement le commerce des vins. Les propriétés détenues par les ecclésiastiques furent rachetées et réorganisées. Le premier Empire favorisa l’expansion des différents vins régionaux à l’intérieur de la France par l’abolition des taxes douanières intérieures mais les vignobles du Sud-Ouest furent frappés successivement par l’oïdium entre 1853 et 1854, suivit par le phylloxéra dans les années 1870 puis le mildiou vers 1878.
Ravagé, Il fallut presqu’un siècle au vignoble du Sud-Ouest pour se remettre de cette crise dramatique, aggravée par le déclin économique des années 1880. Quelques vignerons eurent la possibilité de replanter leurs vignes à l’aide de porte-greffes américains. Cependant il demeura une dépense impossible pour de nombreux petits paysans-fermiers.

Le XXe siècle

Durant le XXe siècle, la production de masse de vins de table permit le développement d'un grand vignoble, à partir de cépages productifs. Cependant, ces éléments discréditèrent les productions de vin de qualité au profit de la production de vin de table plus rémunératrice.
Le renouveau va éclore, paradoxalement, d'une nouvelle catastrophe. Le gel de 1956 anéanti une partie des vignes et seuls les plus motivés replantèrent. Le vignoble retrouva progressivement ses lettres de noblesse, la restructuration des vignes s'accompagnant du réencépagement en variétés locales qualitatives. C’est alors que les reconnaissances géographiques (AOC, VDQS ou vin de pays) vinrent consacrer ces années d’efforts pour de nombreux vins locaux, comme le Bergerac, qui obtint son A.O.C. en 1936, ou le Madiran en 1948.

 

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