Primeurs de Bordeaux

     TARIF PRIMEURS 2012    TARIF PRIMEURS 2011      

En plus d'une large gamme de vins, Francis Bernard vous offre chaque année la possibilité d'acheter des grands crus en primeurs. Et pour ceux qui souhaiteraient déjà un commentaire sur le millésime 2012, cliquez ici.

 

Les primeurs à Bordeaux, comment ça marche ?

Les primeurs sont une tradition spécifiquement bordelaise, apparue vers la fin des années 70, qui consiste à vendre un millésime encore en cours de vieillissement, et ce, à un prix plus abordable que lorsque ce dernier sera mis en bouteille. Les vins ainsi vendus ne seront donc disponibles que plusieurs mois, voire plusieurs années après.
Au début du mois d’avril, les grands châteaux bordelais accueillent pendant une semaine la fine fleur des dégustateurs, professionnels et journalistes internationaux venant juger de la qualité de leur dernière production. Leur verdict, qui conditionne les choix des futurs acheteurs, est toujours très attendu. L’un des personnages les plus célèbres en la matière est bien sûr Robert Parker, dont les notes ont valeur d’évangile.
Les dégustations organisées par l’Union des Grands Crus constituent un exercice difficile car les vins à gouter sont très jeunes et sujets à des variations quotidiennes. Les tanins et l’acidité qui se fonderont et s’amenuiseront avec le temps sont encore trop puissants et les arômes qui se développeront au cours du vieillissement ne sont pas encore présents. En l’espace d’une semaine, les dégustateurs vont ainsi goûter en moyenne plus de 200 vins par jour !
Les vins « sortent » vers la mi-juin à des prix standards pour toutes les maisons de négoce. Ensuite c’est votre négociant/caviste qui prend le relais. Les vins ne seront mis en bouteilles qu’entre 12 et 24 mois après la campagne. Il vous faudra donc attendre deux ans après votre achat pour être livré.
A ne pas confondre avec les vins primeurs
Ne confondez pas les deux ! Un vin primeur est un vin mis en vente presque immédiatement (+/-2 mois) après la récolte, dès que la fermentation a eu lieu. Ce vin, qu’on l'appelle aussi « vin nouveau », « vin jeune » ou « vin de l'année », est donc tout à fait l'inverse du vin de garde. L'exemple le plus connu est sans aucun doute le fameux beaujolais nouveau.

 

Dégustation ou spéculation ?

Après l'or et l'immobilier, le vin serait-il la nouvelle valeur refuge ?

 
Alors que les Bourses ne cessent de s’affoler, que la dette des Etats-Unis prend des proportions abyssales, que des Etats membres de la zone euro sont de plus en plus proches de la cessation de paiement, que certaines banques ont du être recapitalisées d’urgence, que l’or chute et que la valeur du franc suisse ne peut plus progresser par rapport à l’euro, de plus en plus d’investisseurs parient sur la nouvelle valeur refuge: le vin.

Les prix record atteints par les grands crus de Bordeaux en 2010 ont fait des précieuses bouteilles des objets d'épargne et de spéculation. Et comment ne pas le comprendre alors que ce type de placement rapporte 18,5 % en un an, même en période de crise ? Aucune banque ne peut mieux faire! Un créneau qu’on bien comprit certains : en Suisse, en Angleterre, en France… des sociétés financières, spécialisées dans la promotion des investissements dans l’«or rouge», ont vu le jour afin de proposer à leurs clients les grands crus comme actifs financiers. Non seulement le vin est moins soumis aux risques en période de crise économique qu'un placement traditionnel, mais en plus il offre de meilleurs rendements en temps normal. Cependant, ce type d'investissement reste relativement difficile d'accès dans la mesure où il  est primordial de très bien connaître le marché du vin et ses acteurs si l’on ne veut pas y laisser des plumes. Sans compter qu’il faut avoir un important capital de départ pour pouvoir se constituer un fond de cave. L'autre solution est de passer par un fonds d'investissement spécialisé mais le ticket d'entrée est loin d’être démocratique.
Les professionnels de ces sociétés financières spécialisées dans le vin déterminent les vins qui ont les meilleurs potentiels de plus-values pour des investissements conseillés de 36 mois. Dès que la plus-value d’un vin est atteinte, ils se chargent de prévenir leurs clients afin de la lui faire réaliser. Les crus de Bordeaux fonctionnent ainsi comme le marché des actions à la différence près que leur rareté leur offre une meilleure progression. Les 1ers crus ont, parmi les produits de luxe, cette particularité d’être produits en quantités limitées et connues à l’avance. Au fur et à mesure des mois, à chaque fois qu’une caisse est bue, collectionnée ou investie, le « stock » disponible diminue et la rareté s’installe, assurant aux vins une progression plus régulière. Résultat : les 1ers crus de Bordeaux ont progressé de 200 % sur les 5 dernières années.


Pourquoi de telles hausses de prix ?


Les vignerons d’aujourd’hui connaissent les principes de base de notre système économique : une demande importante face à une offre constante entrainera inévitablement une hausse des prix, sans pour autant qu’il y ait un rapport avec la qualité des vins. Mais cette notion n’est pas toujours familière pour les amateurs, qui se retrouvent perdus face à des vins dont les prix ont atteint des sommets vertigineux.
Toute cette ébullition liée au vin est en grande partie liée au fait que les marchés se préparent à une forte augmentation de la demande dans les pays émergents au cours des prochaines années. Rien qu’en tenant compte de l’Inde et de la Chine, le nombre d’investisseurs susceptibles de s’engager sur ce marché pourrait tripler d’ici à 2018. L’Empire du Milieu a déjà augmenté sa consommation de vin de 28% entre 2009 et 2010. Il est fort probable que d’ici à 2013, la Chine se hisse au septième rang mondial. Après avoir supprimé sa taxe sur le vin, en 2008, Hong Kong est déjà devenue la plaque tournante de ce breuvage en Asie et le principal centre de ventes aux enchères aux côtés de Londres et New York.


Les acheteurs chinois sont-ils responsables de l’emballement des prix des grands crus ?


Il est un fait que l’engouement des Asiatiques pour les vins français a fait flamber les prix et cela suscite aujourd’hui quelques craintes de bulle spéculative. "Le vin a la chance d'avoir une volatilité relativement faible, mais si l'un de ces fonds doit revendre toutes ses bouteilles rapidement, je ne suis pas sûr que le marché soit capable d'absorber complètement l'offre", explique Jean-Philippe Weisskopf, professeur d’économie à l’Université de Fribourg. D’après lui cela dépend beaucoup des Chinois, devenus grands consommateurs de bouteilles rares. Si ces derniers se mettent à spéculer plutôt qu'à boire leurs bouteilles, la volatilité des vins ne pourra qu’en être renforcée, entraînant automatiquement une baisse de prix. D'ailleurs, certains nectars ont déjà perdu de leur superbe au cours des derniers mois.

 

Les vins valent-il vraiment ces prix astronomiques ?

 

Il est évident que quel que soit le travail fourni, un litre de vin ne vaudra jamais, même pour la meilleure des années, plusieurs dizaines de milliers d’euros. Lorsque les bouteilles atteignent des prix aussi vertigineux, il s’agit uniquement de spéculation, dont le but est de gagner de l’argent. Mais, cette recherche effrénée du gain a des conséquences perverses. Dun coté, les célèbres châteaux détruisent une partie de leur récolte dans l’unique but de contenir une production, qui ne doit en aucun cas s’accroitre au risque de faire chuter les cours. Et comme il faut bien trouver une excuse pour valoriser les rentrées financières, on prétendra ne conserver que les grains nobles pour améliorer la qualité du vin. D’un autre côté, les vignerons indépendants, qui ne disposent pas des capitaux nécessaires pouvant servir à cette capitalisation de la vigne, et qui sont donc incapables de rivaliser avec les grands noms du vin français, sont boudés par les systèmes de distribution classique (négociants) et par la grande surface pour peu que leur production n’atteigne pas un nombre de bouteille suffisamment conséquent. Ils ont donc beaucoup de mal à se faire connaitre et reconnaitre.
La spéculation qui dirige aujourd’hui le monde du vin, et qui ne se base que sur l’unique cotation Robert Parker, a des conséquences dévastatrices pour ceux qui n’arrivent pas à sortir du lot. 

 

Alors ? Quel avenir pour le système des primeurs ?


Chaque année c’est pareil ! On entend dire que la hausse fulgurante des prix des grands crus est ridicule et que les Bordelais vont droit dans le mur. Et pourtant, non ! Comme si l'argent importait peu pour ces nouveaux adeptes du vin, particulièrement en Chine, qui s'arrachent les grands vins à des prix extravagants. Quand on sait que certains grands crus du millésime 2010 frôlent les 2000 $ la bouteille on peut se désoler pour tous les amateurs de vin qui n'auront jamais plus la possibilité de gouter certains vins légendaires. Avec des prix comme ceux-là, c'est un pan entier du monde du vin qui échappe au commun des mortels.

Ces grands vins qui ont fait la réputation de Bordeaux, pourraient bien aujourd’hui lui faire du tort. À force d'entendre dire qu’ils sont devenus beaucoup trop chers, les consommateurs délaissent la région bordelaise au complet. Mais les grands crus ne représentent qu'une infime partie de la production totale de cette région qui fournit de très bons vins à des prix encore démocratiques. Au niveau mondial, il ne faut pas oublier que d’autres pays tels que l’Espagne, le Chili et l’Argentine produisent également des vins de très grande qualité. Le vin français ne peut pas s’endormir sur ses lauriers mais doit continuer à se développer.

Au niveau spéculatif, les investisseurs, étaient, dans un premier temps, en grande majorité européens, à l'inverse des acheteurs, venant le plus souvent de pays émergents, la Chine en tête. Mais est-ce encore le cas ? Qu’adviendra-t-il si les pays émergents commence à spéculer eux-aussi ? De plus en plus nombreux au célèbre salon Vinexpo de Bordeaux, les acheteurs asiatiques, et chinois en particulier, pour qui le vin (français) représente encore un produit de luxe, sont devenus très professionnels dans le domaine. Ils savent ce qu’ils achètent, ce qu’ils consomment et ce qu’ils revendent. Si cela garantit de très bons débouchés pour les vins français dans l’avenir, quand sera-t-il des grands crus ? Les Asiatiques se les arracheront-ils toujours à n’importe quel prix ? Peut-on espérer un retour à des prix raisonnables d’ici quelques années ? Quand sera-t-il de la plus-value des achats en primeurs ? A quand le retour du vin comme breuvage et non comme actif financier ?

 

N'hésitez pas à nous contacter au 02/735.68.80 pour de plus amples informations.

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